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J'aime ton mari — Le choix des libraires
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Voiles de Saint-Tropez : le défi tant attendu de la Club 55 Cup.
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André Beaufils - Patrice de Colmont - Eugénia Grandchamp des Raux - Sylvie Bourgeois Harel - Club 55 - Club 55 Cup - Voiles de Saint-Tropez - Le Club 55
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Jean-Pierre Botella expose Patrice Racois sur la mythique plage du Club 55 à Pampelonne
Jusqu'à fin octobre le sculpteur Patrice Racois, sous l'impulsion de son galeriste Jean-Pierre Botella (JPB Art. Saint-Tropez), expose Ordre et désordre, une imposante sculpture en acier cortene ...
Club 55 - Patrice Racois représenté par Jean-Pierre Botella et invité par Patrice de Colmont
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La cuvée Belle Vendange, de la Ferme des Bouis au Club 55
Amélie et Nicolas Drion, qui s'occupent de la Ferme du Vallon des Bouis, la propriété agroécologique de Patrice de Colmont, qui détient également avec sa soeur Véronique de Colmont le Club 5...
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Épisode 2 - Marcelline et la ferme des Bouis à Ramatuelle
Marcelline retourne à la Ferme du Vallon des Bouis, propriété agroécologique de Patrice de Colmont, qui possède également avec sa soeur Véronique le Club 55, sur la plage de Pampelonne à Ra...
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Festival de Télévision de Monte-Carlo 2017
Laurent Puons, vice-président délégué de Monaco Mediax, explique à notre chroniqueuse écrivain Sylvie Bourgeois Harel l'évolution du célèbre Festival de Télévision de Monte-Carlo créé ...
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Florence Darel "J'aime ton mari" une lecture à la Fée Maraboutée du roman de Sylvie Bourgeois
Florence Darel "J'aime ton mari" une lecture à la Fée Maraboutée du roman de Sylvie Bourgeois. Quelques extraits devant un public conquis. www.lefashionpost.com
Florence Darel -Sylvie Bourgeois Harel - Boutique La Fée maraboutée du Marais - Paris IV
Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Château de La Mole
Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Domaine de La Mole
Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Château de La Mole
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Kokopelli et permaculture à la Mole
Paysagiste et jardinier de renom dans le golfe de Saint-Tropez, Thomas Mougenot explique à notre chroniqueuse-écrivain Sylvie Bourgeois Harel comment, après avoir appris la permaculture auprès ...
http://www.french-life.tv/Kokopelli-et-permaculture-par-Sylvie-Bourgeois-Harel_a299.html
http://www.french-life.tv/Kokopelli-et-permaculture-par-Sylvie-Bourgeois-Harel_a299.html
Extrait. Emma, bluffée par l’aplomb du businessman, le félicite aussitôt.
– Merci, vous êtes mon Zorro ! Grâce à des hommes comme vous, on peut espérer que le genre humain n’est pas totalement foutu.
– Si. Croyez-moi, on est trop nombreux sur terre. Des réactions violentes, comme celle-ci, vont être de plus en plus courantes.
– Que faire alors ?
– Avoir un gun, de l’argent et du pouvoir. Pourquoi croyez-vous que le pilote ne m’a rien dit alors que j’ai été plutôt grossier ? Il a senti que j’étais plus puissant que lui. La vie n’est qu’un rapport de force, une lutte de territoire.
– Mince alors, j’ai tout faux, j’ai tout misé sur la bienveillance. Avec votre raisonnement, je devrais être morte depuis longtemps.
– Vous êtes en état de survie comme tous vos semblables trop gentils. Prenez soin de vous, je dois rejoindre mon siège et ma femme.
J'aime ton mari de Sylvie Bourgeois
chez Adora (Paris)
http://www.20minutes.fr/livres/1302742-20140227-20140219-j-aime-mari-sylvie-bourgeois-chez-ador-paris-france
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J'aime ton mari — Le choix des libraires
Emma, mathématicienne au CNRS, vilain petit canard de sa famille, préférant sauver l'Amazonie que son apparence, se rend au Cap d'Antibes, au luxueux mariage de sa demi-soeur âgée de 20 ans.
Mal à l'aise dans ce monde d'argent éloigné de ses valeurs, elle découvre que ni André, son séduisant nouveau beau-frère, ni Léonard, le mari taciturne de sa soeur aînée, ne correspondent à l'image qu'elle s'en faisait.
Coachée par Fred, coiffeur des stars qui la transforme en bombe sexuelle, et Charlotte, experte en conseils amoureux, notre Cendrillon peu habituée aux attentions masculines va faire tourner la tête de tous les invités.
Le thème du mariage revisité sous la plume vive et espiègle de Sylvie Bourgeois.
Romancière et scénariste, Sylvie Bourgeois a publié plusieurs livres dont les fameux Sophie à Cannes et Sophie au Flore chez Flammarion Une adaptation cinématographique de J'aime ton mari est en cours.
1) Qui êtes-vous ? !
Je m'appelle Sylvie Bourgeois Harel. J'écris depuis 10 ans, date de la parution de mon premier roman Lettres à un Monsieur aux Éditions Blanche. Dorénavant, je signe mes livres sous deux noms, Sylvie Bourgeois et Cécile Harel pour différencier mes deux styles d'écriture, Sylvie Bourgeois pour mes romans drôles et légers comme Sophie à Cannes ou Sophie au Flore parus chez Flammarion et Cécile Harel pour des romans plus bouleversants pour En attendant que les beaux jours reviennent parus aux Escales l'année dernière et actuellement chez Pocket (et en mai en Allemagne chez Piper) ou pour mon prochain livre, L'Architecte, qui sortira en 2015.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
La quête amoureuse.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Pour Emma, avoir une copine excessivement fille capable de discuter pendant des heures de mecs et de sexe était nouveau.
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Euh... Voulez-vous coucher avec moi ce soir ?... En fait il s'agit du morceau sur lequel danse Fred pendant sa longue discussion avec Léonard...
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La joie, l'humour, la réflexion, un état d'esprit plutôt positif.
Poupée
Une nouvelle de mon recueil Brèves enfances paru aux éditions Au Diable Vauvert
J’ai eu peur et pourtant je n’ai rien dit. Je ne dis jamais rien. Au début, j’ai crié, mais personne ne m’a entendu. Ou ne m’a répondu, je ne sais plus. Pourtant j’ai eu peur et aussi très froid. C’est sa main sur ma bouche qui m’a entraînée. Pas très loin, mais quand même, suffisamment pour que je ne puisse pas appeler ma maman. J’ai toujours rêvé d’être fille unique. Mais je suis la dernière de six garçons, ça n’aurait jamais marché. Dans l’intervalle où j’ai eu mal, j’ai pensé à la mort. J’ai 9 ans et l’année dernière, ma mémé est morte d’un cancer. Elle a beaucoup souffert. Pauvre vieille mémé. En même temps, elle n’a jamais eu de frère aîné. Vivement que je sois vieille.
J’ai eu peur et froid, mais je n’ai rien dit. Pour ne plus avoir mal, j’ai pensé à la petite souris qui allait passer juste au moment où je n’étais plus dans mon lit. Du coup, elle ne me laissera pas d’argent pour ma dent que j’avais glissée sous mon oreiller. J’étais bien embêtée car si elle se plaignait à ma maman de ne pas m’avoir trouvée, je me ferai gronder. Je m’en fiche, quand je serai grande, je serai curé. J’ai crié et il m’a tapée. Non, je serai une poupée. Toujours bien coiffée et maquillée. Et je cracherai dans la bouche des garçons qui voudront m’embrasser, le souvenir de cette nuit où j’ai cessé de rêver. Le prince charmant, je vous assure, il n’a rien de marrant.
La terre a vacillé. Mon ventre s’est fracassé. Un verre s’est cassé. Ma lèvre a saigné. J’ai passé ma langue sur le trou de ma dent en moins. Si mon chien avait été là, il l’aurait mordu. Mais il était attaché dehors. Le pauvre. Il devait avoir froid. Et peur aussi. Même s’il a les yeux pour voir la nuit. D’ailleurs, au Japon, il paraît qu’il y a tellement de pollution que les hommes doivent mettre des masques à gaz pour respirer. Demain, je me coudrai les jambes pour ne plus être tâchée. En Chine, ils font ça avec les petites filles, ils leur cousent les pieds. Comme ça, elles ne peuvent plus marcher. Elles restent à la maison. Elles tricotent. Ma maman aussi, elle m’a tricoté un pull rose, mais elle ne l’a pas encore terminé. Elle a toujours trop à faire avec mes frères à qui elle doit faire à manger. Ma maman, je l’aime alors je me tais. Ça lui ferait trop de peine si elle savait.
Quand je serai grande, je me noierai. Pour le moment, je suis trop petite et je n’ai pas le droit d’aller toute seule à la mer. C’est pour ça aussi qu’il m’a pris par la main pour me faire descendre à la cave. Pourtant, j’ai les mêmes yeux que mon chien pour voir la nuit et j’ai très bien vu ses yeux qui faisaient du bruit comme s’il était essoufflé alors que c’est moi qui aurais dû crier. Le monde, il est mal fait, il est à l’envers. Qu’est-ce que je serai bien sans mes frères. Il y a une fille dans mon école qui est fille unique. Je n’en suis pas jalouse, mais je l’envie. La journée, elle peut se promener avec sa maman, tandis que la mienne, elle est toujours fatiguée.
Je ne sais pas qui choisit notre vie. Mais quand je serai grande, je lui dirai que ce n’est pas vrai, ce n’est pas à cheval, la première fois où j’ai saigné. Même si c’est vrai que je ne monte plus de poney et qu’un jour, mon papa, il m’achètera une jument, ce n’est pas à cause de l’équitation que je n’apprends plus mes leçons. Je suis molle, molle comme la poupée que j’ai confectionnée et que j’ai habillée avec ma robe d’été. Elle a des cheveux jaunes comme les miens sont blonds. Et des grands yeux bleus qui savent que cette nuit n’était pas normale. Et sa bouche aussi se tait comme la mienne pour ne pas faire de peine à ma maman. Quand je serai grande, j’apprendrai à pleurer. Et aussi à écrire. Pour le décrire.
Sylvie Bourgeois Harel
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Sylvie Bourgeois, Brèves enfances, Henri, nouvelle - Écrivain
Le comédien Alain Guillo lit Henri, une nouvelle de la romancière Sylvie Bourgeois, parue dans son recueil BRÈVES ENFANCES publié au Diable Vauvert, maison d...
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Sylvie Bourgeois, Brèves enfances, Mon papa est curé, nouvelle - Écrivain
Le comédien François Berland lit Mon papa est curé, une nouvelle de l'écrivain Sylvie Bourgeois, parue dans son recueil Brèves enfances, publié par la maison...
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Sylvie Bourgeois, Brèves enfances, La dame bleue, nouvelle - Écrivain
Marcelline lit La dame bleue, une nouvelle de la romancière Sylvie Bourgeois, parue dans son recueil BRÈVES ENFANCES publié au Diable Vauvert, maison d'éditi...
Je m'assieds sur le rebord du lit. Je prends ma mère dans mes bras. Son regard est absent. Je l’embrasse et lui parle. Je la remercie de m’avoir mise au monde, de nous avoir offert l’existence. Je lui raconte notre vie. Entre souvenirs et baisers, j’essaye d’arrêter le temps. Je veux qu’elle me réponde. Qu’elle me dise qu’elle m’entend. Mais non. Il ne reste que sa plainte infinie qui gémit.
Il est midi. Je sens les battements du cœur de ma mère se ralentir, s’affaiblir. Ses inspirations ressemblent maintenant à un long et douloureux râle. Mon cœur se règle sur le sien. Ses expirations s’espacent de plus en plus comme si elle retenait son souffle. Je me mets à compter, un, deux, trois… huit secondes. Elle expire toutes les huit secondes. Seulement. Ce n’est pas suffisant. Je pense au temps. Au temps qui s’agrandit. Qui part. Un, deux, trois… dix secondes. C’est affolant. Maman, non. Pas maintenant. Maman, non. Un, deux, trois… quinze secondes. C’est le silence. Non, maman. Le rien. L’attente. Le non espoir. Le temps suspendu. Je veux retarder le moment de la fin. Je lui demande de respirer encore une fois. Pour moi. Pour nous. Pour la vie.
Ma mère est l’amour de ma vie. Je l’ai toujours protégée, adorée. J’ai besoin d’elle. Je le lui dis : maman, j’ai besoin de toi. Respire maman. Respire. Respire. Je suis si concentrée à tenter de la maintenir encore un peu en vie que je ne peux pas pleurer. Respire maman. Respire. Respire. Elle finit par inspirer un très long râle. Puis de nouveau, rien. Elle est calme. Silencieuse. Fermée. Je compte, un, deux, trois… dix secondes… vingt secondes. Ma tête est vide. Je ne pense qu’à compter les secondes qui la retiennent de l’éternité. Respire maman. Respire. Respire encore une fois pour moi, maman. S’il te plait. Il le faut, il le faut. J’en ai besoin, maman. Elle inspire alors une nouvelle fois, très profondément, comme si elle m’avait entendu et qu’elle était d’accord pour rester, avec moi, dans notre intimité si limitée par le temps qu’il nous restait. Merci maman. Merci mon amour. Merci.
Soudain sa tête glisse et vient se blottir contre ma poitrine. Sa bouche se fige. À moitié ouverte. Ses yeux se fixent. Grands ouverts. Je regarde l’heure. Treize heures. Ma mère est morte à treize heures. Son agonie aura duré trois heures. Je la tiens serrée dans mes bras. Je ne peux pas la quitter. André se lève, vient l’embrasser, puis sort de la chambre, en larmes. Je caresse les joues de ma mère. Je lisse ses cheveux frisés. Ils sont trempés. Epuisés d’avoir lutté. Je veux imprimer son visage à jamais. Je la regarde. Je la regarde. Je la regarde. Je ne veux pas l’oublier. Au revoir maman, je t’aime maman. Au revoir maman. Je t’aime maman. Je pose ma main sur ses yeux et, avec mes doigts, je fais glisser ses paupières pour les fermer à jamais. C’est un geste que je n’ai jamais fait, que l’on ne m’a jamais appris, et que pourtant j’ai su faire. Ce geste me ramène à la réalité. Ma mère est morte et je n’ai plus personne à aimer.