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Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - YouTube

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois Harel - Club 55 - 2016

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Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - Château de La Mole - Var 83 - 2018

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - Château de La Mole - Var 83 - 2018

Château de La Mole - Marcelline - Sylvie Bourgeois Harel - Var - 83 - Potager Bio

Marcelline l'aubergine sur YouTube - Les Monarchs - le Club 55

Patrice de Colmont -Marcelline l'aubergine - Château de La Mole - Var - YouTube

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Lumière du Sud - Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - château de La Mole - Maurice Carême - Le Chat et le soleil

Lumière du Sud - Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - château de La Mole - Maurice Carême - Le Chat et le soleil

Le château de La Mole - 83350 La Mole - Massif des Maures - VAr

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Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Château de La Mole - Var - YouTube

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Cen Paca - Antoine Catard - Chauves-souris - Burin de Bechstein - Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - Château de La Mole

Le château de La Mole - Var - 83 -

Le château de La Mole - Var - 83 -

Le château de La Mole - Var - 83310 - Vallée de La Mole - 2018

Le château de La Mole - Var - 83310 - Vallée de La Mole - 2018

Château de La Mole - Potager bio certifié Écocert - agroécologie - Var 83

Château de La Mole - Potager bio certifié Écocert - agroécologie - Var 83

Château de La Mole - Orages - Inondations - Var - Ramatuelle - 2018

Château de La Mole - Orages - Inondations - Var - Ramatuelle - 2018

Les voyageurs sans trace - Bernard et Geneviève de Colmont - Sylvie Bourgeois et Patrice de Colmont

Les voyageurs sans trace - Bernard et Geneviève de Colmont - Sylvie Bourgeois et Patrice de Colmont

Château de La Mole - Mes biquettes dans ma voiture électrique Blue Summer

Château de La Mole - Mes biquettes dans ma voiture électrique Blue Summer

Château de La Mole - Var - 83 - Vallée de La Mole

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Château de La Mole - Hiver - gelée blanche - Vallée de La Mole - Var 83

Château de La Mole - Hiver - gelée blanche - Vallée de La Mole - Var 83

Château de La Mole - L'écrivain Sylvie Bourgeois Harel - Vallée de La Mole - Var 83

Château de La Mole - L'écrivain Sylvie Bourgeois Harel - Vallée de La Mole - Var 83

Château de La Mole - L'écrivain Sylvie Bourgeois Harel - Vallée de La Mole - Var 83

Château de La Mole - L'écrivain Sylvie Bourgeois Harel - Vallée de La Mole - Var 83

Chauves-souris Burin de Bechstein endormie au château de La Mole

Chauves-souris Burin de Bechstein endormie au château de La Mole

Piscine naturelle - Château de La Mole - 83 - Var

Piscine naturelle - Château de La Mole - 83 - Var

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois - Le Club 55 - Le château de La Mole

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Marcelline l'aubergine sur YouTube et Instagram

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Marcelline l'aubergine sur YouTube et Instagram

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Sylvie Bourgeois Harel - Lumière du Sud - Marcelline - Château de La Mole

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Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Prix Lilas 2018 - La Closerie des Lilas

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Prix Lilas 2018 - La Closerie des Lilas

Marcelline l'aubergine

une web-série sur YouTube créée par Sylvie Bourgeois.

Chaque matin, une aubergine se prend en photo avec un légume, un fruit ou un végétal sur la tête pour lutter pour la préservation des semences anciennes et reproductibles. C'est Marcelline sur Instagram et Facebook.

Marcelline, l’aubergine youtubeuse invitée à une soirée de Leonardo DiCaprio. VAR-MATIN

Pour libérer l’agriculture paysanne, cette youtubeuse raconte la vie conjugale d’une aubergine. WE DEMAIN

Quand une aubergine écrit à Nicolas Hulot... Mr MONDIALISATION

Marcelline, l’héroïne écolo et décalée à découvrir d’urgence. 18H39

Et Sylvie Bourgeois créa... Marcelline. L'EST REPUBLICAIN

Devenu vegan, Miroslav Siljegovic est un fan des aventures de Sylvie Bourgeois Harel et Marcelline l’aubergine. TECHNIKART

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Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - Patrice de Colmont - Le Club 55 - Lumière du Sud - Les Salins - Raymond Viala - L'Escalet - Cap Taillat - Cen Paca

Le monde - Pollution aux hydrocarbures dans le Golfe de Saint-Tropez

Le monde - Pollution aux hydrocarbures dans le Golfe de Saint-Tropez

Marcelline l'aubergine - Raymond Viala - Cen Paca - L'Escalet - Cap Taillat

Marcelline et Patrice de Colmont - Le Club 55 - novembre 2018

Marcelline et Patrice de Colmont - Le Club 55 - novembre 2018

Marcelline et Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - novembre 2018

Marcelline et Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - novembre 2018

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - Ramatuelle - Pampelonne

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - Ramatuelle - Pampelonne

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Club 55 Cup 2016. Sylvie Bourgeois Harel interviewe Patrice de Colmont et Eugénia Grandchamp des Raux

Club 55 Cup 2016. Sylvie Bourgeois Harel interviewe Patrice de Colmont et Eugénia Grandchamp des Raux

Le Club 55. Patrice de Colmont, Eugénia Grandchamp des Raux et André Beaufils. 2016

Le Club 55. Patrice de Colmont, Eugénia Grandchamp des Raux et André Beaufils. 2016

Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - 2018

Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - 2018

Sylvie Bourgeois Patrice de Colmont Le Club 55 Pampelonne Voiles de Saint-Tropez

Sylvie Bourgeois Patrice de Colmont Le Club 55 Pampelonne Voiles de Saint-Tropez

Passionnée de mer et de bateaux à voiles, Marcelline, après avoir regardé les photos de Sylvie lorsqu’elle participait à La Nioulargue, a demandé à Patrice de Colmont de lui raconter comment il a eu l’idée de créer cette régate devenue une référence mondiale dans le milieu du nautisme où de grands navigateurs tels qu’Éric Tabarly (vainqueur entre autres de la Transat 1976 sur Pen-Duick VI), Bruno Troublé (finaliste de la Coupe America, America’s Cup, sur France III du Baron Bich et créateur de la Coupe Louis-Vuitton) ou Alain Gabbay ont participé.

Tout débute en septembre 1981. Patrice de Colmont pour s’amuser demande à son client devenu ami Dick Jason, propriétaire de Pryde, un Swan 44, s’il est capable de gagner Ikra, un 12 mètre JI appartenant à Jean Redelé et skippé par Jean Lorrain, sur un circuit allant de Saint-Tropez à la bouée de la Nioulargue pour terminer sur la plage de Pampelonne, à Ramatuelle, où un déjeuner attend les deux équipages dans son restaurant Le Club 55.

L’ambiance est tellement bonne que l’année d’après, le défi est relevé avec de nouveaux participants. Afin d’acquérir une véritable notoriété, en 1983, Patrice de Colmont, accompagné d’Alain Gouedart et de leur bande, se rendent à Porto Di Cervo, en Sardaigne, pour convaincre les onze propriétaires des prestigieux Maxi de participer à sa régate. À l’époque, les Maxi est une classe YCAYA de sloops d’environ 70 pieds, 23 à 25 mètres, jauge JOR, super légers, dont le mat est immense, appartenant à un Club très fermé de milliardaires qui avaient leur propre comité de course, leurs propres règles et ne régataient qu’ensemble dans les plus beaux endroits du monde. Il y avait Edmond de Rotshchild avec Gitana, Herbert Von Karajan avec Hélisara, Jim Kilroy avec Kialoa, William Whitehouse avec Mistress Quickly, Albert Mirlesse avec Mylène, Christian de Galéa avec Coriolan ou encore Midnight Sun.

Outre les Maxi, la Nioulargue réunissait des voiliers de tous âges, de toutes jauges, des récents, des vieux gréements, des gréements de tradition tels que Shenandoah ou La Créole, des gréements auriques, des voiliers classiques de Jauge Internationale, et les plus belles goélettes du monde telles qu’Altaïr ou Moonbean. C’était un spectacle sublime !

Malheureusement, en 1995, un accident mortel survenu entre Mariette et Taos Brett sonne la fin de cette course qui sera reprise en 1999 par La Société Nautique de Saint-Tropez sous le nom Les Voiles de Saint-Tropez.

Sylvie Bourgeois Harel - Shenandoah - La Nioulargue

Sylvie Bourgeois Harel - Shenandoah - La Nioulargue

Jean Lorrain - Patrice de Colmont - Dick Jayson - Le Club 55 - La Nioulargue - 1981

Jean Lorrain - Patrice de Colmont - Dick Jayson - Le Club 55 - La Nioulargue - 1981

Sylvie Bourgeois Harel - Agathe Miserez - Hervé Bourgeois - Max Bourgeois - Virginio Bruni Tedeschi - La Nioulargue - Saint-Tropez

Sylvie Bourgeois Harel - Agathe Miserez - Hervé Bourgeois - Max Bourgeois - Virginio Bruni Tedeschi - La Nioulargue - Saint-Tropez

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - Patrice de Colmont - Le Club 55 - 2018 - T-shirt Richard Popitti

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - Patrice de Colmont - Le Club 55 - 2018 - T-shirt Richard Popitti

Sylvie Bourgeois Harel - Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - T-shirt Richard Popitti

Sylvie Bourgeois Harel - Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - T-shirt Richard Popitti

 

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PAN, en hommage à Danielle Cravenne, par Sylvie Bourgeois Harel

PAN

Pan ! Je suis morte. Pan! Pan ! Dans mon beau visage. Pan ! Pan ! Bon, ça va maintenant ? Pan ! Pan! C’est vraiment con, les hommes !

Quand je me suis levée ce matin, j’étais déterminée. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit tant j’étais excitée. Ah, il ne voulait pas divorcer ? Eh bien, il allait voir ce qu’il allait voir! Non mais, ce n’est pas parce qu’il fréquente le Tout-Paris qu’il va me dicter sa loi. Tout était organisé. Julie et Marc iraient chez ma mère. Ma lettre était rédigée. J’étais assez fière du passage où je traitais mon mari de bâton merdeux. Le salaud, quand j’y pense. J’ai embrassé Marc et Julie en leur promettant d’être de retour le soir-même pour regarder ensemble le journal télévisé de 20 heures.

— On va bien rigoler, je leur ai dit.

Je n’avais plus qu’à y aller. Je n’avais pas peur. J’étais en Dior. J’ai mis le fusil de mon mari dans mon Kelly. En trois pièces détachées dans mon Hermès. Je n’ai pas pris les balles. Je ne voulais pas tuer. Juste me faire entendre. Et divorcer. Zizi n’arrêtait pas d’aboyer.

 

— Mais qu’est-ce que tu veux, mon petit Zizi ? Mais oui, tu viens en voyage avec maman. Tu es trop mignon. Si seulement tous les hommes pouvaient te ressembler. Allez, hop, Zizi, monte dans la Mini de maman. Allez, hop ! Direction l’aéroport d’Orly.

Mon pauvre petit Zizi ! Il n’a rien dû comprendre. À l’embarquement, je l’ai mis dans mon Kelly sur les pièces du fusil. Les contrôleurs n’ont rien vu. En même temps, avec mon manteau Chanel, je n’avais pas une tête de criminelle. Zizi a été très sage, sauf au décollage. Je lui ai massé les oreilles. Les chiens n’aiment pas prendre l’avion, m’a dit un jour son vétérinaire qui a une émission à la télévision. Mon mari avait tenu à ce que le vétérinaire de Zizi soit connu. Pour mon mari, soit t’es connu, soit t’es riche, soit t’es rien. Pauvre con!

Après le décollage, je me suis enfermée dans les toilettes. J’étais très motivée. J’étais sûre que j’allais gagner. J’ai glissé mon enveloppe sous la porte, puis j’ai appelé l’hôtesse de l’air. Je voulais qu’elle donne ma lettre au commandant de bord. C’était simple, il devait la lire au journal de 20 heures ou je faisais sauter son avion. C’était pour de faux bien sûr, mais je leur ai fait croire que c’était pour de vrai. Zizi était avec moi. On a attendu longtemps. J’en ai profité pour lui faire faire son petit pipi. C’est ce qu’il y a de bien avec les Westies, ils nécessitent très peu d’entretien.

Soudain l’avion s’est posé. Quelqu’un a crié aux passagers de se dépêcher de débarquer. Je les ai entendus courir. Cela faisait beaucoup de bruit. Mon mari m’avait expliqué que pour faire connaître un produit, il fallait créer un événement suffisamment important pour que l’on en parle au journal de 20 heures. Mon produit, c’était l’humanité. Je voulais que le présentateur lise ma lettre qui demandait qu’on stoppe le nucléaire et la guerre du Kippour, et que l’on s’occupe enfin de l’écologie et de la nature. En post-scriptum, j’avais ajouté que je voulais divorcer et que mon mari, même s’il était l’ami du Président Pompidou, devait l’accepter. Je disais aussi qu’il me trompait depuis le début de notre mariage et que je méritais mieux.

L’avion est devenu très calme. J’étais fatiguée. Lasse. Cette journée m’avait épuisée. Je me souviens que j’étais triste. Très triste. Mes enfants me manquaient. Mon mari aussi. Il aurait su quoi me dire, quoi faire. On a frappé à ma porte. C’était le commandant de bord qui me disait que je pouvais sortir. Qu’il n’était pas armé. Qu’il était seul avec la chef hôtesse et un steward. Que ma lettre était très belle et que le gouvernement était en train de chercher une solution pour la télévision.

Je tremblais. J’avais froid. Je voulais mon mari. J’ai ouvert la porte. Le commandant m’a regardée, étonné. Il pensait peut-être que j’étais un monstre sanguinolent et bavant ? N’importe quoi, j’étais parmi les plus belles femmes de Paris. Il a pris mon Kelly. Quand il a vu mon fusil en pièces détachées, il m’a de nouveau regardée en hochant la tête. Il pensait quoi? Que j’allais le faire sauter, son avion ? Il m’a assise au premier rang de l’appareil. Zizi était sur mes genoux. Je pleurais. La tête me tournait. Je voulais mon mari.

— Monsieur le commandant de bord, je lui ai dit, pouvez-vous s’il vous plait téléphoner à mon mari pour lui expliquer ce que j’ai fait? Voici son numéro. Mon mari est un homme très important. Téléphonez-lui qu’il vienne me jeter en prison. Vous savez, je ne voulais pas le faire tomber, votre avion. Je veux juste que la vie soit meilleure. Si personne ne s’occupe de prendre soin de notre planète, nos enfants vivront dans quoi, monsieur le Commandant de bord ?

— Vous avez faim, madame ? m’a demandé la chef hôtesse.

Je l’ai regardée, sans répondre.

— Ou soif peut-être ? Votre mari va arriver. Il va venir vous chercher. Vous devez l’attendre ici. Sans bouger. En l’attendant, mangez ou buvez quelque chose.

— Pourquoi pas ? j’ai répondu. Je voulais lui montrer que j’étais conciliante.

La chef hôtesse a caressé la tête de Zizi qui s’est mis à grogner. J’aurais dû me méfier. C’était la première fois que mon chien, plutôt mondain, grognait.

Quatre hommes équipés façon armée sont montés m’apporter à manger. J’allais les remercier quand soudain j’ai remarqué, caché sous leur plateau-repas, le canon d’un fusil.

Pan ! Je suis morte. Pan! Pan ! Dans mon beau visage. Pan! Pan! Bon, ça va maintenant. Pan! Pan! C’est vraiment con, les hommes !

Sylvie Bourgeois Harel

J’ai écrit cette nouvelle, Pan, en souvenir de Danielle Cravenne, l’épouse de Georges Cravenne, le créateur, entre autres, des César, Molière et 7 d’Or, qui a été mon beau-père pendant une quinzaine d’années lorsque je vivais avec Charles, son fils aîné. Je n’ai bien sûr pas connu Danielle, j’étais encore une enfant lors des faits, mais sa tragique histoire m’a touchée. Le 18 octobre 1973, Danielle avait tenté de détourner un avion pour négocier l’arrêt de la sortie du film Rabhi Jacob, de Gérard Oury, elle trouvait indécent toute cette promotion en pleine guerre du Kippour, d’autant qu’elle militait pour la paix entre les antagonistes. Son époux a intenté deux procès pour réhabiliter sa femme, procès qu'il a perdus. Son avocat, Georges Kiejman, l'a dissuadé d'en intenter un troisième.

Ma nouvelle Pan est parue dans mon recueil On oublie toujours quelque chose, pour le commander, merci de m'envoyer un mail à : slvbourgeois@wanadoo.fr

Danielle Cravenne

Danielle Cravenne

Sylvie Bourgeois Harel - Chateau de La Mole - Golfe de Saint-Tropez

Sylvie Bourgeois Harel - Chateau de La Mole - Golfe de Saint-Tropez

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SOPHIE A LES BOULES - ROMAN - EXTRAIT - MEGEVE

Avant de dîner au Cintra, la plus vieille brasserie de Megève, Henri les entraîne à un vernissage. Un monde fou se presse pour regarder des petits dessins vaguement inspirés de ceux de Crumb, en beaucoup moins bien. Un gamin de 25 ans à tout casser est la star du cocktail. Les amis de ses parents se précipitent pour le féliciter, l’embrasser, lui tapoter les épaules, lui frotter la tête, qui aurait cru ça de toi ? Qu’est-ce qu’on s’est fait comme souci à ton sujet !

 

Un peu plus loin, un playboy bronzé explique à un cheptel de zibelines et de renards argentés qu’il adore vivre dans les Hampton’s, car il n’y a pas de pauvres.

 

         – C’est bien simple, si vous ne possédez pas de maison, c’est impossible d’y aller !

 

Sophie, pensive, observe son gynécologue s’avancer vers elle, un grand sourire aux lèvres.

 

         – Bonjour chère amie ! Comment allez-vous depuis ce dîner chez… chez… aidez-moi, je ne me souviens plus de la dernière fois où nous nous sommes vus, lance-t-il en l’embrassant chaleureusement.

         – J’avais les jambes écartées dans votre cabinet, je suis une de vos patientes.

 

Écarlate, il se confond en excuses. Heureusement, un homme grisonnant s’avance vers Sophie et la libère de ce malentendu.

 

         – Voilà le résultat quand l’argent envahit le domaine réservé aux artistes, dit Sophie. Ce gosse a dû avoir envie d’exister, ce qui est légitime, mais au lieu de bosser à l’école, il a choisi la facilité de se prétendre peintre alors que de toute évidence, il est dénué de talent. Et ses parents, trop contents qu’il ait survécu à la drogue, à l’alcool, lui offrent les moyens de se croire quelqu’un alors qu’il n’est pas doué. Je les imagine perclus d’admiration pour leur rejeton qui, enfant, devait gribouiller au stylo Bic des cahiers entiers de petits soldats et de scènes de guerre. Et comme ces gens-là n’ont aucune culture, malgré ce qu’ils prétendent, ils crient au génie. Ça me rend dingue que l’on expose ces débilités.

 

         – C’est mon beau-fils.

 

Sans se démonter, Sophie lui demande du tac au tac ce qu’il en pense.

 

         –  Voulez-vous que je vous le présente ?

         – Laissez-le prendre son pied. C’est son quart d’heure de gloire. La question que l’on doit se poser, c’est de savoir si cet usurpateur qui existe grâce à vos moyens financiers prend la place d’un vrai artiste ou non ? À Saint-Tropez, j’avais vu la même chose avec une princesse de mes fesses qui avait exposé ses photos de vacances, elle les avait attachées avec des pinces à linge pour faire bohème. Vous me direz, Saint-Tropez n’est pas le meilleur endroit pour découvrir de l’art. Mais c’est pareil dans la musique, le cinéma, la littérature, les fils et filles à papa pourrissent la sincérité, le seul con dans l’histoire est le pauvre idiot qui paye sa place de ciné ou de concert et doit assister à ce déferlement de nullité. Vous ne voulez pas plutôt m’apporter une coupe de champagne ?

         – Je ne sais pas pourquoi, mais je vous trouve différente des autres femmes de cette assemblée.

         – Normal, je suis la seule pauvre.

         – Dans vos yeux, je lis que votre vie intérieure est riche.

         – Stop, on arrête tout, votre réponse est trop convenue, je ne peux pas continuer sur ce registre.

         – Arrêtez de me taquiner, vous vous appelez comment ?

         – Sophie et je n’ai pas de mari.

 

Oups ! se dit-elle, je suis barge de répondre ça.

 

         – Je peux alors vous inviter à déjeuner ?

 

Exactement ce qu’elle ne voulait pas entendre !

 

         – Volontiers !

 

Exactement ce qu’elle ne voulait pas dire !

 

Ce n’est pas la première fois que ses paroles ne lui obéissent pas. C’est peut-être le signe que je suis très déprimée ? se demande Sophie en buvant cul sec sa coupe.

 

         – Au moins, vous n’êtes pas compliquée ! Je me présente, Jean-Guillaume Tuffier.

         – Des constructions navales ?

         – Exactement.

         – Et vous tenez cette entreprise de votre père ?

         – Qui la tenait lui-même de son propre père.

         – Dingue ! se moque-t-elle.

         – N’est-ce pas ?

         – Je ne suis pas jalouse, mais ça me fout les boules les gens comme vous qui n’ont comme mérite que d’avoir hérité. À Megève, j’ai l’impression de ne voir que ça.

         – J’ai commencé à travailler tôt et durement, on ne m’a fait aucun cadeau, se justifie Jean-Guillaume.

         – Le mythe du gamin riche qui doit soi-disant démarrer en bas de l’échelle ne m’a jamais fait chialer. C’est quand même plus facile d’avoir le droit d’engueuler les ouvriers de son père et de rentrer dans une baraque à plusieurs millions d’euros avec du personnel que de trimer pour de vrai et de se coucher dans un studio pourri où vous devez laver vous-même votre sol et vos draps car vous n’avez pas de fric. Vous avez, ne serait-ce qu’une fois, mis la table ou passé la serpillière ?

         – Non, mais je suis un cuisinier qui se défend.

         – Oui, histoire d’épater vos copains !

         – Pourquoi êtes-vous en colère, Sophie ?

         – N’insistez pas, je ne déjeunerai pas avec vous.

         – Vous êtes pétillante, j’adore. On dit après-demain au Fer à cheval ? À 13 heures ?

         – Pourquoi pas demain ?

         – Je dois aller à Genève.

         – Chercher des pépettes ?

         – Non, des cigares.

         – Chez Gérard ?

         – Je vois que vous connaissez vos classiques.

         – Et ensuite, vous irez au Velvet vous taper une pute. Certaines, paraît-il, passent leur journée à tremper dans du lait d’ânesse pour avoir la peau douce. Vous m’en ramènerez une ?

         – Vous êtes insensée, mais vous me plaisez.

         – Parce que je ne coûte pas 2 000 euros ?

         – Vous verrez, leurs diots au vin blanc sont fameux.

         – Je suis plutôt filets de perche du lac Léman, mais bon.

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Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois Harel - Paul Watson- Le Club 55

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois Harel - Paul Watson- Le Club 55

Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - Anniversaire

Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - Anniversaire

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Ferme des Bouis - Ferme du Club 55

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Ferme des Bouis - Ferme du Club 55

Elsa Pataky - Sylvie Bourgeois Harel

Elsa Pataky - Sylvie Bourgeois Harel

Sylvie Bourgeois Harel

Sylvie Bourgeois Harel

Sylvie Bourgeois Harel - Patrice de Colmont - Le Club 55

Sylvie Bourgeois Harel - Patrice de Colmont - Le Club 55

Sylvie Bourgeois Harel - Patrice de Colmont - Le Club 55

Sylvie Bourgeois Harel - Patrice de Colmont - Le Club 55

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois - Le Club 55

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois - Le Club 55

Sylvie Bourgeois Harel - Pierre Rabhi - Le Club 55 - Club 55 Cup

Sylvie Bourgeois Harel - Pierre Rabhi - Le Club 55 - Club 55 Cup

Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - Pampelonne - Ramatuelle

Patrice de Colmont - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - Pampelonne - Ramatuelle

Patrice de Colmont, au Club 55, raconte la pollution aux hydrocarbures arrivées sur la plage de Pampelonne à Ramatuelle en octobre 2018.

Patrice de Colmont, au Club 55, raconte à Marcelline comment il choisit ses produits pour son restaurant de Ramatuelle sur la plage de Pampelonne.

Patrice de Colmont, au Club 55, explique à Marcelline l'importance de l'herbier de Posidonie pour lutter contre l'érosion sur la plage de Pampelonne à Ramatuelle.

Marcelline découvre le Club 55, propriété de Patrice de Colmont et de sa soeur Véronique de Colmont, partenaire de sa chaîne YouTube Marcelline l'aubergine afin de parler de la nature.

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - Partenaire de Marcelline l'aubergine

Patrice de Colmont - Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - Partenaire de Marcelline l'aubergine

Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - YouTube

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Sylvie Bourgeois - Château de La Mole - Patrice de Colmont

Sylvie Bourgeois - Château de La Mole - Patrice de Colmont

Page 77 (extrait)... — Tu sais, dit Sophie à Géraldine, dépitée, souvent ce qui plaît aux hommes, c’est notre disponibilité. Regarde Laurent, il a couché pendant deux ans avec son assistante. Pourquoi ? Parce qu’il était un gros bourrin avec une sexualité de gros bourrin qui avait besoin de se vider les couilles régulièrement, ce qu’il ne faisait plus depuis longtemps avec bobonne. Et comme son assistante était là avec son vagin grand ouvert prêt à accueillir le puissant businessman, persuadée que la réussite professionnelle de Laurent déteindrait sur sa pauvre petite vie de merde, rêvant de tomber enceinte pour toucher du fric, il a sauté dedans. Je me demande comment il a pu coucher avec cette nana qui ne ressemble à rien, ou alors à un camion, ajoute Sophie, énervée, face à Géraldine qui ne peut pas placer un mot. En même temps, continue-t-elle sur sa lancée, c’est aussi bien qu’il ait couché avec cette fille dont il ne pouvait pas tomber amoureux, parce que s’il était sorti avec une femme comme moi, il aurait divorcé pour vivre avec elle, il aurait été heureux et je n’aurais jamais pu le récupérer. Et si je l’appelais ?...

 

Page 78 (extrait)...

— Regarde qui est là ! L’architecte ! Viens, on va boire un verre avec lui, propose Géraldine avec tact et fermeté pour calmer Sophie. Tu as raison, il est vraiment mignon. Je te laisse faire le boulot pour le brancher avec moi, ajoute-t-elle en se redonnant un coup de brosse dans ses cheveux noirs ondulés, avant de se diriger droit sur Gaspard qui hurle :

 

— Il y a trop de sexes où je veux habiter pour me limiter à un seul endroit, explique-t-il d’une voix forcée qui trahit son état d’ébriété. Tu comprends, Francesco, chaque nouvelle fille que je rencontre est une maison dans laquelle je veux loger mon intimité. Je t’assure, l’homme n’a rien inventé de mieux que le corps de la femme comme habitation. C’est la maison idéale ! Je rentre me coucher par son petit trou. Je réfléchis entre ses seins. Je crée entre ses reins. Je dessine sur ses fesses. Je construis entre ses cuisses ! Et avant de la quitter, je nidifie sa chatoune.

 

Apercevant Sophie qui le regarde horrifiée à l’entrée du café, il passe devant Géraldine sans la voir alors qu’elle s’apprêtait à lui faire la bise, et saisit Sophie dans un grand câlin pour l’entraîner à l’intérieur.

 

— Viens, ma petite colombe ! Je te paye un canon, dit-il en levant son verre.

 

Sylvie Bourgeois Harel dans le Tropézien

Sylvie Bourgeois Harel dans le Tropézien

Sylvie Bourgeois Harel - Roman Sophie à Saint-Tropez

Sylvie Bourgeois Harel - Roman Sophie à Saint-Tropez

Patrice de Colmont, Sylvie Bourgeois, Paul Watson au Club 55 à Ramatuelle pour Le Tropézien

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Sylvie Bourgeois Harel au restaurant le Quai des Artistes à Moanco

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Sylvie Bourgeois Harel en dédicace à l'hôtel de Paris à Saint-Tropez

Sylvie Bourgeois Harel en dédicace à l'hôtel de Paris à Saint-Tropez

Lecture de Manoëlle Gaillard

La dame bleue- nouvelle lue par Marcelline - Brèves enfances - Au diable vauvert

Sylvie Bourgeois harel

henri - nouvelle lue par Alain Guillo - Brèves enfances - Au diable vauvert

Mon papa est curé - nouvelle lue par François Berland - Brèves enfances - Au diable vauvert

Prison - nouvelle lue par François Berland - Brèves enfances - Au diable vauvert

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Un jour, mon papa n'est plus jamais revenu à la maison. Ma mère n’arrêtait pas de pleurer, et même de se rouler par terre quand une de ses copines ou ma grand-mère venait la voir. Mais arrête donc de pleurer ainsi, je lui disais. Il ne reviendra jamais. Arrête de pleurer, ça ne sert à rien. Comment tu le sais qu’il ne reviendra plus, me demandait-elle, il te l’a dit ? Mais non, mais ça se voyait quand il était là que le jour où il partirait, il ne reviendrait plus. Ça se voyait. Ce n’était pas sorcier à imaginer. Et elle repartait de plus belle à pleurer. Comme si elle était la seule à être malheureuse. Moi aussi j’étais triste. Mais je n’étais pas malheureuse. Je me disais que maintenant qu’il était parti, j’aurais enfin la chance de ne l’avoir rien qu’à moi. J’ai sept ans et je n’ai jamais passé une après-midi seule avec mon papa. Ma mère, elle voulait toujours venir avec nous. Quoique l’on fasse, elle venait. Ce n’était pas marrant. Du coup, il nous suivait sans rien dire. Il s’ennuyait. Ça se voyait. Alors je lui prenais sa main et je la serrais bien fort pour lui faire comprendre que je savais qu’il n’aimait pas ma mère. Et que s’il était encore là, c’était uniquement pour moi, pour que j’aie une enfance équilibrée.

 

Je n’ai jamais vu mes parents s’embrasser ou se tenir par la main comme le font souvent les parents de ma copine Camille. Ou plein de gens dans la rue. Eux jamais. Ils se disputaient ou alors il n’y avait que ma mère qui parlait. Mon papa, il se taisait et il payait. Il m’a payé un piano, une chaîne, un ordinateur, plus de deux cents DVD, une chambre de princesse, et aussi des tas de voyages où je partais seule avec ma mère, il disait qu’il n’aimait pas les vacances, mais je crois que c’était surtout pour avoir la paix. C’est bien simple, pendant l’année, il dormait la moitié de la semaine dans un appartement à lui tout seul où ma mère n’avait pas le droit d’aller et dès qu’il arrivait chez nous, elle lui demandait de l’argent. Tout le temps. Pour moi. Elle lui disait que j’étais une enfant qui coûtait cher et qui ne mangeait que des produits bios. Alors que ce n’est pas vrai, je n’aime que les coquillettes au jambon.

 

L’autre jour, ma mère m’a dit que mon père était partie vivre avec une pute. Une pute, je sais ce que c’est, Paul mon copain d’école me l’avait expliqué. Mais je suis quand même allée vérifier sur Internet. Et là, j’ai compris pourquoi papa était parti. C’était pas la même vie qu’à la maison. C’est sûr. J’ai essayé d’imaginer mon papa s’endormir dans les gros seins de la blonde vue sur le site Putes.com. Puis j’ai montré à Paul, mon copain d’école, le genre de fiancée que mon papa avait maintenant. Il m’a dit : « Oh la vache, elle est mille fois mieux que ta mère. » Ca m’a un peu vexée car c’est ma mère, mais je dois reconnaître que Paul a raison. Ma mère, je l’aime bien, mais elle n’est pas terrible. Elle a des seins flasques qui tombent et des gros tétons marrons qui me dégoûtent un peu. J’espère que je n’aurai pas les mêmes quand je serai grande, sinon je me ferai opérer par la chirurgie esthétique pour avoir les seins de la blonde d’Internet.

 

Ma mère, elle me défend de parler à la pute de mon père qui est une folle du cul. J’ai demandé à Paul ce que ça voulait dire. Il m’a dit que j’avais de la chance et qu’il avait hâte de la rencontrer car sa belle-mère ne s’habille qu’avec des jupes qui lui arrivent sous le genou. La pute de mon père s’appelle Sylvette. J’ai regardé sur Internet, mais je n’ai pas trouvé de Sylvette folle du cul.

 

Samedi, je dors chez mon papa. Youppie ! Il doit venir me chercher à midi. Je l’attends dans l’entrée. Quand ça sonne enfin à l’interphone, je dis à ma mère que j’y vais. Elle me dit qu’elle veut lui parler. Je lui réponds que je crois qu’il préfère ne pas la voir. C’est bien simple, il ne l’appelle jamais et lui raccroche au nez si elle essaye de le joindre. Elle insiste et je suis trop petite pour qu’elle m’obéisse. J’avoue qu’elle me fait de la peine à être aussi bête. Mais c’est ma mère et je dois la soutenir. Alors je me serre fort contre elle dans l’ascenseur.

 

Quand mon papa la voit, il tourne la tête et remonte dans son taxi. Je monte à ses côtés. Mon papa dit au chauffeur de démarrer, mais ma mère ouvre la porte et veut monter avec nous. Le chauffeur qui ne doit pas avoir les assurances en cas d’accident reste arrêté. Mon papa ne dit pas un mot. Moi non plus. Ma mère crie qu’il doit la respecter. Qu’elle ne mérite pas ça. Qu’il doit lui parler, bon sang ! Papa se tait. Ma mère me dit que si je pars avec papa, alors je ne la reverrai plus jamais. Plus jamais. Elle m’abandonnera. Voilà. Les choses se précipitent dans ma tête. Je me mets à pleurer que je ne veux pas être une enfant abandonnée et je descends du taxi pour rentrer dans ma maison. Au moins, je sais où je dormirai si je suis abandonnée. J’ai ma chambre de princesse et ça, personne ne peut me la prendre.

 

Le taxi de mon papa a démarré. Je suis toute tourneboulée. Je crie que je veux partir avec lui, mais trop tard, il a disparu. Je hurle. Je hurle. Je hurle. Ma mère essaye de me calmer en me disant que mon papa c’est un méchant et qu’il ne m’aime plus depuis qu’il vit avec sa pute. Soudain, le taxi revient en marche arrière. La porte s’ouvre et hop, je monte dedans à côté de mon papa. Je ne sais plus où j’en suis. Je me blottis contre lui. Il veut m’emmener déjeuner au restaurant, mais tous ces événements m’ont coupé l’appétit. Je préfère aller au cinéma, je lui dis. D’accord, tu veux aller voir quoi ? Pretty Woman, je lui réponds, il paraît que c’est l’histoire d’une pute qui a trouvé son prince charmant.

 

Sylvie Bourgeois - Brèves enfances - éditions au Diable-Vauvert

Sylvie Bourgeois Harel - En signature au Café de l'Ormeau à Ramatuelle

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François Berland lit Prison une nouvelle de Sylvie Bourgeois publiée au Diable Vauvert dans son recueil Brèves enfances

Sylvie Bourgeois Écrivain - Hôtel Ermitage - Saint-Tropez -

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Sylvie Bourgeois Harel et Marcelline fêtent avec leurs amis les ânes, à la Ferme des Bouis, la première année de leur chaîne YouTube

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Patrice de Colmont - Marcelline - Sylvie Bourgeois Harel - Club 55 - Août 2018

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Sylvie Bourgeois Harel - Marcelline - La Ferme Les Bouis - Ferme du Club 55

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