Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
/ / /
Sylvie Bourgeois Harel - Plage de Pampelonne - Ramatuelle - Golfe de Saint-Tropez - été 2026

Sylvie Bourgeois Harel - Plage de Pampelonne - Ramatuelle - Golfe de Saint-Tropez - été 2026

En tant qu'écrivain, jamais, je n'utiliserai une IA

par Sylvie Bourgeois Harel

 

À une personne qui me conseillait hier de m’adapter à l’IA, je lui ai répondu que non, non, je ne voulais pas m’adapter. En tant qu’écrivain, et je précise bien en tant qu'écrivain, j'aime ne parler que de ce que je connais, je n’argumenterai donc pas sur l’outil fabuleux que l’IA représente et qui arrive à faire des calculs phénoménaux à une vitesse jamais égalée par l’homme, non, je ne parle pas de ses avancées révolutionnaires de pointe, mais en tant qu’écrivain qui est l’un des plus vieux métiers du monde et qui n’a jamais vraiment évolué puisque nous n‘avons besoin que d’une feuille de papier et d’un crayon, jamais je ne demanderai à une IA d’écrire à ma place, jamais, même ne serait-ce qu’une ligne, ou de me corriger et encore moins de m’apporter des idées, jamais, jamais, mais vraiment jamais. 

Et même si cela m’est terriblement difficile, me demande beaucoup de travail, me prend énormément de temps, me fait souffrir car je ne puise mon inspiration que dans la douleur qui est logée dans le bas de mon ventre, j’aime écrire, j’aime créer de l’émotion, j’aime créer ma propre musique avec mes mots, j’aime approfondir mon style, je n’offrirai donc jamais à une IA le plaisir que je prends à passer des heures et des heures devant mes feuilles de papier et mon ordinateur. 

Non, j’ai ajouté à cette dame, non, je n’ai pas envie de m’adapter à ce monde-là. Je préfère continuer à travailler mon intuition, ma médiumnité, ma sensibilité, mon écriture aussi, ma relation avec la nature, la mer, la forêt, prendre le temps de faire mon Qi Gong et mes longues promenades, de caresser et jouer avec mes cinq chattes, de nager avec mes copains poulpes et poissons, d’aider les personnes autour de moi, de rester simple, de parler à tout le monde, de ne pas avoir forcément réponse à tout, de continuer à me poser mille questions dont je n’aurais peut-être jamais la réponse, d’apprendre, de me tromper, de savoir attendre, de ne pas être impatiente, de chercher des solutions, de créer de l’étonnement, de lire des bons livres, d’écouter de la belle musique, de ne pas avoir la télévision, au lieu des informations anxiogènes que certains avalent chaque jour et même parfois plusieurs fois dans la même journée sans comprendre que c’est un poison qui nuit à leur âme, qui la paralyse, qui l’anesthésie, qui lui en faisant peur la rétrécit, je préfère nettement contempler un coucher de soleil qui me mettra en joie. 

Cette joie m’ouvrira le coeur. Mon coeur ouvert sourira aux gens dans la rue. Mon sourire m’apportera mille cadeaux, des attentions, des gestes, des mots gentils, et même des framboises l'autre jour. 

Bref, j’ ai conclu à cette dame que si le monde désirait aller de plus en plus vite, et bien, je m'en fichais. Puis j'ai ajouté en souriant, de ce sourire qui est né dans ma joie d'aimer la nature, les grandes promenades dans la forêt, les longs bains dans la mer, les caresses de mes minettes, que je n’étais pas pressée, et que je désirais avant tout rester désespérément humaine avec mes doutes et mes certitudes que la seule chose qui m’intéresse vraiment est l’amour.

 

Sylvie Bourgeois Harel

En tant qu'écrivain, jamais, je n'utiliserai une IA, par Sylvie Bourgeois Harel
Partager cet article
Repost0
/ / /
Sylvie Bourgeois Harel - Club 55 - Ramatuelle - Plage de Pampelonne

Sylvie Bourgeois Harel - Club 55 - Ramatuelle - Plage de Pampelonne

Lettres à un monsieur

Roman - Editions Blanche - 2003 - Sylvie Bourgeois

lettres-monsieur.jpg

EXTRAIT :

Je suis voluptueusement abandonnée sur mon lit à faire l’amour avec mes mots qui sont les seuls amis à qui je peux confier mon intimité. Enfermée sur ces pages de papier pour t’exprimer mes rêves de sexualité, mon esprit imprégné de ta sensualité voudrait lécher les verbes tels que sucer, pénétrer, haleter, savourer, cambrer, écarter, soupirer, mouiller, succomber.

Mon sexe s’ouvre pour y faire entrer des mots tels que ravissement, émotion, enchantement, chaleur, emballement, gaieté, abandon détermination, révélation.

Mon émoi à ton égard cherche dans mes pensées les mots pour te fantasmer et ne pas risquer d’être frustrée par ta manière de me désirer. C’est une autre façon de te faire l’amour.

Je t’ai rêvé me pénétrer. Tu étais dans mon cerveau excité et passionné à le caresser. Cette extraordinaire et rare sollicitation me provoquait une inconnue et douce sensation de plénitude. Glissant dans cette masse nerveuse qui, sur ton passage, s’embellissait, se dynamisait, se réveillait, tu voulais tout sentir, tout toucher, tout connaître de ce monde inconnu qui s’offrait à toi avec une volupté confondante.

Ta curiosité a réussi à ouvrir certaines portes que je croyais avoir fermées à jamais d’où se sont délicieusement échappés les mots sérénité, calme, assurance, quiétude, paix, félicité.

Excité par mes gémissements de plaisir qui résonnaient telle une symphonie, tu as joui dans ma tête, arrosant avec délectation ce noyau fertile qui t’attendait pour se développer, se dévoiler et se révéler.

Puis tu es redevenu homme, homme sur moi, épuisé par cette victoire non conventionnelle. Mes seins se sont alors extraordinairement gonflés pour mieux t’accueillir, t’honorer, te soulager.

Léger comme une plume, mon corps s’enivrait de toi pour que chaque grain de ma peau te soit le plus délicieux des massages.

Assis sur ton visage, mon sexe s’est pressé fortement à ta bouche afin de filtrer pour toi l’air que tu respires.

Je t’ai sucé avec tendresse, délicatesse, exigence, concentration, douceur, protection. Chaque recoin de ta verge était sollicité. Ma salive qui bavait tant et si bien, a formé une vague géante de plaisir et a noyé ton sexe dans un tourbillon d’ivresse. Tes genoux fléchissaient. Ton corps tremblait. Ta bouche me réclamait. Je te suçais avec une fougue nouvelle, témoin de mon tempérament révélé.

Ma passion à te désirer a pénétré ton sexe et les mots sur lesquels je me suis masturbée pour les préparer à être le sensuel reflet de mes pensées sont entrés dans ton esprit créant de fabuleux frissons jusqu’alors inconnus.

Ces mots tels que confiance, sentiment, sincérité, amour, intuition, allégresse lui ont insufflé de vivre heureux. Une boule de feu d’une énergie incommensurable a envahi ta tête et a brûlé à jamais tes insatisfactions, tes frustrations, tes craintes. La puissance de ce plaisir rêvant de te faire crier de bonheur a anéanti tous les usurpateurs qui t’enferment.

Ces jouissances nouvelles, fulgurantes, libératrices prennent leur source dans un espace merveilleux qui s’appelle liberté, douceur, désir, plaisir, respect, vérité.

 

Sylvie Bourgeois - Philippe Harel - Prix Marie-Claire - Hôtel Montalembert

Sylvie Bourgeois - Philippe Harel - Prix Marie-Claire - Hôtel Montalembert

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Sylvie Bourgeois fait son blog
  • : Sylvie Bourgeois Harel, écrivain, novelliste, scénariste, romancière Extrait de mes romans, nouvelles, articles sur la nature, la mer, mes amis, mes coups de cœur
  • Contact

Profil

  • Sylvie Bourgeois Harel
  • écrivain, scénariste, novelliste
  • écrivain, scénariste, novelliste

Texte Libre

Recherche

Archives

Pages

Liens