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Lire... ou me remettre à écrire..., par Sylvie Bourgeois Harel

Lire... ou me remettre à écrire..., par Sylvie Bourgeois Harel

 

J’ai toujours beaucoup lu, énormément lu, dès mon plus jeune âge, je lisais partout, tout le temps, même sur notre voilier de dix mètres, lorsque nous étions en mer et qu’il y avait des vagues, pendant que mes parents et mes frères étaient sur le pont à avoir le mal de mer, moi, j’étais à l’intérieur dans la cabine à l’avant, celle qui bouge le plus, et je lisais. J'étais ailleurs, heureuse, indépendante, avec mes personnages, me fichant totalement des éléments extérieurs à mon histoire.

C’est d’ailleurs toute cette sensation de liberté que je recherchais dès que j’entrais dans la librairie Cart à Besançon où maman avait eu la bonne idée d’ouvrir un compte afin que je puisse acheter tous les livres que je voulais sans lui demander la permission, ou lorsque je pénétrais dans les bibliothèques que j’ai toujours énormément fréquentées, avec leurs grandes étagères remplies de savoir qui m’impressionnaient.

Maintenant que j’écris depuis une vingtaine d’années, je lis toujours beaucoup, mais quand même moins qu’avant. En effet, je consacre moins de journées à la lecture d’autant que lorsque je tombe sur un auteur que j’aime, je vais me mettre à lire toute son oeuvre, et à passer, en sa compagnie, des heures délicieuses, mais pendant lesquelles je n'écrirais aucune ligne.

C’est exactement ce qu’il m’arrive en ce moment. Grâce à Michel Houellebecq qui me l’a conseillé, j’ai lu dernièrement Le fil du rasoir de William Somerset Maugham. J’ai tellement aimé ce roman, simple et si bien écrit, et donc très bien traduit aussi car Maugham, né en 1874 et décédé en 1965, bien qu’il ait longtemps vécu en France, écrivait en anglais, que j’ai tout de suite enchaîné avec L’envoûté, puis avec l’un de ses recueils de nouvelles Madame la colonelle et, maintenant, je suis dans son chef-d’oeuvre, sa "master piece", Servitude humaine, 554 pages de finesse, d’intelligence, de sensibilité, d’observation.

C’est tellement bien qu’il me devient alors difficile d’écrire. Je m’incline devant Maugham. Je lui laisse la place. La place d’honneur. La place de choix. La place du roi. Ce n’est pas que je me juge, ni que je me compare, mais soudain l’utilité d’écrire a disparu devant cette Servitude humaine. J’ai eu le même sentiment, il y a une dizaine d’années lorsque j’ai découvert La source vive d’Ayn Rand. Ce roman qui m’a tellement enthousiasmée en tant que lectrice m’avait mis KO en tant qu’écrivain.

Heureusement qu’il y a des anges qui me protègent. Ce matin, dans la mer, pendant que je nageais à la Ponche, le plus vieux quartier des pêcheurs à Saint-Tropez, une dame, une Florence qui a lu et aimé tous mes livres m’a pressé d’écrire un nouveau roman car elle désirait tellement me lire. Je n’ai pas pris ses mots pour un compliment, ce n’est pas que je ne les apprécie pas, au contraire, ils me font plaisir, mais je m’en méfie, toujours mon besoin d’indépendance, je ne dépends de personne, donc encore moins d’un compliment, non, j’ai pris sa demande comme une aide divine, un coup de pouce tombé du ciel dans la Méditerranée qui me disait : allez Sylvie, remets-toi au boulot, réorganise ta journée autour de ton écriture, tu liras aussi mais seulement le soir avant de t’endormir.

Alors voilà, ce matin, après ma nage d’une heure vingt tellement la mer était chaude et amusante avec son léger clapot, je suis rentrée chez moi et, j'ai rapidement préparé une pâte à crêpes avec des bons oeufs qui viennent d’un paysan de la Garde-Freinet, de la bonne farine qui vient de chez mon ami Henri qui cultive des blés anciens dont les souches ont plus de quatre cents ans près de Saint-Rémy-de-Provence et qui moud lui-même sa farine afin que celle-ci garde toute ses valeurs nutritives tout en ayant très très peu de gluten, et du lait écrémé bio, afin de me faire des bonnes crêpes pour mon déjeuner, puis je me suis assise à mon bureau sur mon grand fauteuil rouge, et je me suis remise dans mon roman commencé en juin que j’avais lâchement abandonné pour m’abandonner justement dans les bras de Maugham.

Sylvie Bourgeois Harel

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PETITE COSMÉTHIC ONLY - SYLVIE BOURGEOIS HAREL - SAINT-TROPEZ

PETITE COSMÉTHIC ONLY - SYLVIE BOURGEOIS HAREL - SAINT-TROPEZ

PETITE COSMÉTHIC ONLY, la marque provençale  innove dans le soin de la peau et du cheveu

 

Après avoir créé, il y a une quinzaine d’années, à Saint-Rémy-de-Provence, Végétalement Provence, une marque de cosmétiques spécialisée dans le soin du cheveu et de la peau, Vincent Faraco continue sa passion pour la beauté et l’innovation en créant PETITE COSMÉTHIC ONLY, une gamme de cosmétiques issus de biotechnologies de sources végétales, qui utilise principalement des composants issus de plantes dont la qualité est de s'harmoniser avec les processus biologiques naturels de notre corps, ce qui permet d’améliorer considérablement leur efficacité tout en renforçant la tolérance cutanée. 

Ce qui a été ma première question à Vincent Faraco lorsqu’il m’a proposé d’essayer sa crème Super soin Visage concentré à 50%, qui correspond à mon âge et à mon type de peau plutôt sèche et fragile. 

— Je ne risque pas d’avoir une allergie, Vincent ? Vous savez, j’en ai tellement eue et également avec des crèmes très chères, de grandes marques, soi-disant très bonnes que, dorénavant, je suis devenue très frileuse dès qu’il s’agit de tester un nouveau produit, ce qui énerve considérablement ma chère esthéticienne Bella à qui je défends de me mettre une crème que je ne connais pas.

— Je vous promets que nous n’avons choisi que des actifs anti-allergènes.

— Je vais quand même demander à mon pendule, j’ajoute en riant.

 

J’adore faire le pendule qui m’offre toujours des réponses précises. Et j’adore les crèmes de beauté. Et j’adore bien hydrater ma peau. Je suis donc très tentée d’essayer les produits de PETITE COSMÉTHIC ONLY, déjà parce qu’ils sont fabriqués de façon artisanale dans leur atelier de Saint-Rémy-de-Provence, ensuite parce que Vincent Faraco est très sympathique et plein d’enthousiasme dès qu’il parle de son métier, et aussi parce que je veux garder une jolie peau sans jamais passer par la chirurgie esthétique, ni par les piqûres de Botox.

 

Mon pendule m’ayant donné un grand oui, j’écoute le conseil de Vincent d’appliquer en premier lieu le Super Sérum Visage, puis le Soin visage Multimoléculaire 50%, tout en m’expliquant que le secret de réussite et d’efficacité de sa crème réside sur la haute concentration de cinq tailles d’Acide Hyaluronique qui leur permettent ainsi, chacune, avec sa particularité, d’agir sur les différentes couches de la peau.

 

En effet, l’Acide Hyaluronique, une molécule hautement hydratante, présente naturellement dans nos tissus cutanés qui, hélas, s’étiole en vieillissant, est la star des actifs anti-rides. 

 

Rassuré par la qualité de ses soins de beauté pour le visage, qui ont déjà fidélisé une importante clientèle, Vincent Faraco continue son chemin en créant également toute une gamme de produits pour les cheveux, bien sûr des shampooings et des après-shampooings, mais surtout une gamme complète de coloration et d’oxydation destinée aux professionnels, ainsi qu’une gamme dédiée à l’épilation.

 

Vive la Provence, niche d’excellence et de talents !

Et bravo Vincent Faraco à qui je souhaite un grand succès ! 

Sylvie Bourgeois Harel

PETITE COSMÉTHIC ONLY, la marque provençale qui innove dans les soins de la peau et du cheveu
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Les semences paysannes

Dans les vidéos qui suivent, l'écrivain paysan philosophe Pierre Rabhi, l'agronome Jacques Caplat et Henri de Pazzis qui cultive du blé ancien à Maillane afin de produire sa propre farine destinée aux pains qu'il vend dans sa boulangerie Terre de blé à Saint-Tropez, expliquent comment l'industrialisation de l'agriculture après la Seconde Guerre mondiale a permis la confiscation des semences libres, reproductibles et paysannes par les grands groupes céréaliers.

Pierre Rabhi Sylvie Bourgeois Club 55 Ramatuelle Saint-Tropez photo prise par Geneviève Frachon

Pierre Rabhi Sylvie Bourgeois Club 55 Ramatuelle Saint-Tropez photo prise par Geneviève Frachon

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  • : Sylvie Bourgeois Harel, écrivain, novelliste, scénariste, romancière Extrait de mes romans, nouvelles, articles sur la nature, la mer, mes amis, mes coups de cœur
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