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Marcelline l'aubergine et Sylvie Bourgeois Harel au marché bio du boulevard Raspail à Saint-Germain-des-Près. Paris 6

La semaine dernière, au marché bio, quelle tristesse quand mon primeur, qui vend sa propre production cultivée sous le label Demeter (label beaucoup plus exigeant que le label bio Écocert), m’expliquait que son chiffre d’affaires de l’année 2020 avait baissé de 50%, et idem pour ses collègues. Les consommateurs, qui avaient commencé à prendre de bonnes habitudes, sont donc repartis au galop vers les grandes et moyennes surfaces, motivés certainement par la peur ambiante qui ne cesse de grandir depuis bientôt un an. La peur ne m’a jamais intéressée. J’ai été éduquée à ne pas avoir peur. Ma mère me répétait que si j’avais peur de quelque chose, ce quelque chose allait m’arriver. Je devais avoir 8 ans, je skiais avec l’un de mes frères aînés qui voulait à tout prix que je saute une immense bosse, je lui ai répondu non, que j’avais peur, il m’a donné une paire de claques en m’interdisant d’être une fille idiote qui pleure car elle a peur. J’ai sauté et j’ai adoré cette sensation de pouvoir voler dans les airs, en revanche, la claque n’était pas nécessaire.... Adolescente, pendant que mes amis se réunissaient pour voir des films d’horreur, excités à l’idée d’avoir peur, je déclinais les invitations et restais chez moi à lire des belles histoires d’amour ou d’aventures, Jack London et Balzac étaient mes compagnons préférés. Leurs héros, capables de grands engagements pour sauver leur pays ou leur amoureuse, me fascinaient, je rêvais d’épouser un homme qui leur ressemblerait, brave et courageux, sans peur et avec des belles valeurs. J’ai continué de lire énormément, puis je me suis mise à écrire des romans et à créer le personnage de Marcelline l’aubergine. Marcelline ressemble aux héros de mon enfance, elle est sans peur, ni malveillance. Observer le monde au travers des yeux joyeux et spontanés de mon amie aubergine qui regarde vivre les êtres humains en se posant des questions simples et pleines de bon sens, me rassure et m’instruit. Cela me fait grandir aussi. Au lieu d’éprouver de la colère lorsque l’on me fait du mal ou que l’on m’impose une décision absurde ou une action qui me peine, je fais comme Marcelline, je positive. Et ça fait un bien fou d’apprendre à s’éloigner de la méchanceté fomentée, en général, par la peur. La peur, aujourd’hui, semble s’être immiscée, partout, dans tous les rapports humains, sauf au fond de mon cœur qui veut croire à l’amour, à la pureté, à l’innocence, les seuls sentiments qui peuvent sauver l’humanité.
 
Alors quand je vois mes primeurs, qui œuvrent à nous livrer de la bonne nourriture saine, cultivée sans pesticides, ni produits chimiques, en train de mourir, mon cœur saigne. Pour les aider, je continue de créer mes vidéos communiquant des messages doux, drôles et gentils, simples et gais. Sans peur, Marcelline affronte la réalité et nous donne envie de consommer local, d’arrêter ou de freiner sa consommation de viande et de poissons, d’aimer la nature qui est notre grande amie. En effet, malgré le mal que l’homme peut lui faire, la nature lui pardonne et continue de pousser et de se renouveler. Là où n’importe quel humain ferait la tête qu’on lui ait coupé ses racines et ses branches, la nature, du haut de ses millénaires et de sa certitude de toujours continuer d’exister bien après notre passage destructeur sur terre, nous regarde en souriant, nous offrant ses fleurs et ses animaux pour nous consoler de nos chagrins passés et à venir.
                                                                                                                                                                         Sylvie

Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - Ramatuelle - Plage de Pampelonne

Sylvie Bourgeois Harel - Le Club 55 - Ramatuelle - Plage de Pampelonne

Sylvie Bourgeois et Marcelline l'aubergine - Le Club 55 - Ramatuelle - Pampelonne - Sur la plage abandonnée...

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Marché bio Raspail. Dimanche 22 mars. Civisme et régles du cordon sanitaires sont respectés

Marché bio Raspail. Dimanche 22 mars. Civisme et régles du cordon sanitaires sont respectés

Le rôle du maire est aussi d'assurer la sécurité alimentaire de ses concitoyens. Manger des produits frais, des légumes, des fruits, produits localement et pour certains en agriculture biologique, aident à nous maintenir en bonne santé, à rendre résistantes nos défenses immunitaires et à lutter contre les maladies, bactéries et virus.

Chacun d'entre nous peut écrire ou contacter le maire de son village, de sa ville, de son arrondissement, afin de lui proposer qu'il demande auprès du Préfet de Police, ainsi qu'il se doit, une dérogation, tout en s'engageant à organiser au mieux les cordons sanitaires et à faire en sorte qu'il n'y ait aucun débordement, ni foule, pour ouvrir les marchés alimentaires pendant la période de confinement.

De notre côté, nous pouvons, nous aussi, nous engager auprès de notre maire à se porter bénévoles afin de l'aider à mettre en place les cordons sanitaires et que la distance d'un mètre soit respectée, que les clients attendent chacun  leur tour à l'extérieur du marché en maintenant la distance de sécurité, que les stands soient suffisamment espacés, qu'ils ne soient pas nombreux, de répartir peut-être sur plusieurs jours les marchés alimentaires afin que sur certains sites où les producteurs sont nombreux, ceux-ci puissent venir vendre leurs produits le lendemain ou un autre jour sans causer d'affolement ni de trop grand rassemblement, organiser aussi en amont des envois de listes de course par mail ou par téléphone à ces mêmes producteurs qui prépareraient du coup à l'avance les cageots afin de réduire l'attente et le risque de contamination.

Qu'en pensez-vous ?

Ensemble, nous pouvons agir, nous pouvons aider nos voisins, aider nos agriculteurs, aider notre prochain, aider notre pays.

C'est en restant en bonne santé physique et psychique, en se sentant utiles, en étant joyeux, aimants, contemplatifs, qu'à notre niveau nous pouvons également lutter contre la maladie.

Revenir à des petites structures par quartier est peut-être la solution pour demain ?

En attendant, la solidarité et le civisme sont la solution pour aujourd'hui.

Comme dit le professeur Didier Raoult : "Nous avons le droit d'être intelligents"

Sylvie Bourgeois Harel et Marcelline l'aubergine sur YouTube

Ça c'était avant ! Marché bio Raspail. Avec Sylvie on sème pour la vie

Marcelline et Sylvie inaugurent avec Mr le Maire Alain Benedetto le repair Café de Grimaud

Marcelline l'aubergine - Sylvie Bourgeois Harel - YouTube

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  • : Sylvie Bourgeois fait son blog
  • : Sylvie Bourgeois Harel, écrivain, novelliste, scénariste, romancière Extrait de mes romans, nouvelles et articles sur mes coups de cœur
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