Notre première valeur, c’est la liberté !
Et la liberté, c’est la pensée. La pensée est directe comme une flèche.
Lorsque j’écris un roman, je suis tendue comme un arc. Je suis concentrée pour trouver la phrase la plus précise, la plus rapide, celle qui va retranscrire exactement ma pensée. Comme une fulgurance. Ça peut me prendre des heures. Je suis aussi concentrée que si je tirais à l’arc afin que ma phrase remplie d’intentions et d’émotions touche en plein cœur mon lecteur. Tant que je ne suis pas sûre du résultat, je ne laisse pas ma phrase-flèche partir. Idem pour la grammaire, la conjugaison ou la ponctuation, je peux réfléchir des heures sur la place d’une virgule ou sur une question de syntaxe.
Ces précisions vont apporter toute sa richesse et ses subtilités à mon texte. C’est passionnant ! Il m’est impossible d’ajouter un -e ou un é-es à un participe passé, c’est comme si vous demandiez à un peintre d’ajouter du bleu à son tableau car le syndicat des couleurs primaires demande l’égalité entre toutes les tonalités d’une palette. C’est absurde et criminel de vouloir tuer ainsi la langue française et notre liberté de penser qui est notre seul allié.
Oui, je refuse cette débilité de l’écriture inclusive qui vise à plonger ces utilisateurs dans une confusion alarmante, proche d’une certaine forme d’hystérie, alors que justement notre langue française, qui a toujours été très équilibrée entre le féminin et le masculin, détient une richesse de mots, d’adjectifs, de verbes qui nous permet d’affiner et d’enrichir notre pensée. D’ailleurs, seule la fluidité de notre langage peut lutter contre la violence. En effet, celui qui sait s’exprimer avec calme et précision n’a aucune envie de se battre. À contrario, celui qui n’a pas les bons mots va employer sa force physique pour faire taire son adversaire, ou l’insulter.
Heureusement, je ne suis pas la seule à lutter contre cette folie. Le lundi 30 octobre 2023, les sénateurs ont approuvé un projet de loi visant à interdire l’écriture inclusive dans tous les documents officiels, publics et privés, les actes juridiques, les contrats de travail ou encore les règlements intérieurs.
Cette proposition désire également interdire tous les mots grammaticaux qui constituent des néologismes faits de contraction tels que iel ou celleux.
Cette proposition de loi, adoptée par le Sénat, visant à protéger la langue française des dérives de l’écriture inclusive, n° 1816, a été déposée le mardi 31 octobre 2023. Depuis, elle a été renvoyée à la Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation. Affaire donc à suivre !
Sur ce, je vais aller écrire au bord de la Méditerranée des phrases sans emphase, ravie d’écrire encore souvent à l’ancienne, avec un crayon de papier et une feuille de cahier, même si je ne quitte jamais mon ordinateur, et sans obéir à ces conneries de propagande qui veulent nous mettre des taudis dans la tête, alors qu’il suffit de s’émerveiller devant la beauté de la nature, du ciel ou de la mer, pour revenir dans le bon sens et l’amour. D’ailleurs, tous les textos, mails, messages, posts Facebook ou Instagram que je reçois écrits en écriture inclusive, c’est bien simple, je les mets à la poubelle !
Vive la littérature, vive la pensée, vive la liberté !
Sylvie Bourgeois Harel
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